prologue



Les chroniques d'Argentré



Que s'est t'il passé ? Ou sont donc passées nos vastes plaines ? Que reste t-il de nos rivières qui coulaient en amont de nos monts verdoyants ? Ou sont donc passés nos vieux arbres qui faisaient de nos forets un véritable havre de paix ? Rien. Il ne reste plus rien. Les autochtones ont quitté leurs terres. L'alliance entre ces ethnies est terminée. « Le roc », surnommé ainsi par le peuple des nains, en a décidé ainsi. Cet énorme rocher fumant tombé du ciel a déchaîné la colère des éléments. Les volcans ont ainsi craché le sang de la terre, le faisant couler le long de leur flancs , brûlant ce qui faisait naguère la fierté du monde des humains. Ce fût la fin des magnifiques cités de Cahort, creusées habilement dans la craie qui composait les monts brumeux. Les mers vinrent s'engouffrer dans les torrents qui les nourrissaient, noyant ainsi les cités elfiques de Carranges dans le désespoir et la mort. Des cendres ne cessaient de s'échapper de la bouche des volcans Celles-ci vinrent recouvrir les forets prestigieuses du royaume des déesses de Goths tandis que le cri de la terre faisait s'effondrer les mines des nains. Pour punir ces peuples de n'avoir pas réagi a ce cataclysme , la terre libera de ses entrailles les pires créatures que l'on ait jamais connues, aussi laides, puantes et impitoyables les unes que les autres. Voici venu le temps des trolls, des gobelins, des orcs et de nombreuses autres créatures maléfiques qui erraient a travers les veines de la terre .Cependant, un grain d'espoir subsistait. La terre dans son infinie bonté, décida d'accorder une seconde chance à tous ces peuples qui l'avaient longtemps respectée. Elle décida d'épargner la moitié de ces terres pour permettre a ceux-ci de pouvoir espérer un jour reconstruire leur vies. Cette terre fut baptisée « renaissance». Très vite, les survivants rebâtirent les cités. La première fut achevée dans les grandes plaines par les nains, qui décidèrent non plus de construire plusieurs cités, mais une seule, pour symboliser l'union du peuple nain. Cette gigantesque cité fut appelé Ghrit Rait, en hommage au roi déchue tué dans le cataclysme. Les elfes quant à eux, décidèrent non plus de construire prés des torrents mais aux sommets des trois plus hauts monts rennaissants. Ils battirent trois cités du nom de Héromel, Tulobor et Béhoman. Ces cités furent protégées par une gigantesque muraille qui encerclait celles-ci, distantes de plusieurs kilomètres. Les humains décidèrent de ne plus rester sue les terres, et de s'installer prés des mers. Ils construisirent des ports et de nombreux petits villages à proximité. Ils devinrent au fil des années de très bons marins, aussi bien sur le plan de la pêche que sur le plan militaire. Ils possédaient d'énormes vaisseaux de guerre qui sillonnaient fièrement les mers. Quant aux déesses de goths, personne n'en entendit plus parler. Certains prétendent qu'elles auraient péries dans le désastre, d'autres disent qu'elles se cachent dans les nombreuses forêts du nouveau monde. Tous ces peuples vivent separemment, ne se souciant guère de l'existence des autres. Pourtant, certaines choses qui paraissent anodines vont s'avérer devenir un tournant dans cette vie calme et paisible............


# Enviado el domingo 01 de julio de 2007 08:39

Terres d'Eosfen: 4ème journée du 3ème cycle, 533,aire de Renaissance.*

Ce jour la, Andariel, capitaine des archers de la cité, sorti comme a l'habitude voir si les terres elfiques n'avaient point été souillées pendant la journée. Elle sillonnait pendant des heures les vastes plaines dominées par la grande muraille elfique qui protégeait les cités. Même si elle savait que ces promenades étaient parfois dangereuses, elle aimait se sentir libre, loin de l'agitation des cités.
Alors qu'elle passait la muraille pour rentrer à Tùlobor, quelque chose attira son attention. Une poignée de cavaliers se dirigeait vers l'ouest à grande allure. Intriguée, elle décida d'aller à leur rencontre. Elle s'avançait tout, en essayant d'apercevoir les intrus qui continuaient à progresser vers la crête. Elle commençait grâce à ses yeux d'elfe, à mieux distinguer les cavaliers. Ces cavaliers n'étaient pas humains. Elle observa plus attentivement l'un d'entre eux qui devait être le chef de la horde. Son visage était dissimulé sous un casque fendu, mai il laissait tout de même paraître un léger filet de que l'on aurait pu appeler du sang, qui coulait le long de sa joue. Il était vêtu d'une armure, endommagée elle aussi, qui laissait paraître une cote de maille. Sa monture, haute sur pattes, avait la peau verte et écailleuse. Elle avait une longue queue qui laissait derrière elle de longs sillons. Son corps ensanglanté était long, sa gueule était large et laissait passer de longues canines. Des orcs ! Tel est le nom que leur avaient donné les sages qui avait assisté au cataclysme. Ces créatures étaient aussi laides que terrifiantes. Des questions se bousculèrent dans la tête d'Andariel. Que faisaient de telles créatures ici ? De qui pouvaient- elles avoir si peur ? Réalisant qu'elles pouvaient représenter un danger pour les cités, Andariel prit le cor qui était attaché à sa monture, puis en prenant une grande inspiration, en fit sortir un son harmonieux mais puissant. Le son se répercuta à travers les vallées des montagnes, alertant ainsi les elfes du danger. Dès que le son parvint aux oreilles des orcs, leurs montures se dressèrent sur leurs pattes arrière cherchant à définir la nature de ce bruit. Ils appercurent Andariel qui était là-haut, à les regarder, comme si le son du cor leur avait déjà porté un cou douloureux. Les orcs se précipitèrent alors vers elle, l'affrontement était inévitable. Cependant, alors que l'on entendait encore l'échos du cor elfique se propager sur les crêtes et les collines des terres, on entendit un autre son. Celui-ci était un peu plus grave et ressemblait plus à un coup de tonnerre. Les orcs s'arrêtèrent soudainement, ne cessant pour autant de regarder Andariel. Celle-ci dégaina son arc, ne sachant pas d'où proviendrait la menace. De longues minutes s'écoulèrent sans que rien ne se passe. Le silence, pesant, fut interrompu par le galop des chevaux de l'infanterie elfique qui accourait au secours de ola jeune elfe. On entendit un court sifflement a travers la vallée presque inaudible, lorsque soudain une flèche atteignit un orc a la gorge, lui portant un coup fatal. Il tomba lentement de sa monture, puis s'écroula sur le sol. Le chef de la horde regardait son soldat baignant dans une marre de sang noir et visqueux. La colère comenca à se lire sur son visage mais alors qu'il ordonnait à ses soldat de charger, une pluie de flèches vint mettre fin a tous ses espoirs de vengeance.On entendit des cris d'hommes, puis on vit apparaître de derrière des grands rochers une armée d'au moins cinq milles hommes, Andariel devina en regardant la tenue de ces hommes qu ils étaient humains. Ils avaient la meme armure que celle d'une gravure symbolisant l'alliance qui s'était jadis construite entre ces deux peuples, et qui se trouvait dans la salle du trone. Alors que les deux armées se faisaient face, separées par les depouilles des malheureux orcs , le chef de l'armée humaine s'avanca vers les elfes . Il montait un magnifique etalon noir revetu d'une legere cote de maille qui semblait etre en or. Sur la selle en cuir se trouvait le sceau de la cité qu'il defendait. Le cavalier portait une armure massive en argent , ainsi qu'une très longue épée sur laquelle on pouvait lire une devise :ma vie pour mon roi.
Il s'arreta brusquement et s'adressa d'une voix grave a Andariel :
« Mon nom est Hiimoran. Je viens de la cité d'Argentré, qui se trouve prés de la mer de larmes. Moi et mes hommes cherchons un lieu pour nous reposer cette nuit ! ».
Il s'arreta quelques secondes , puis voyant que personne ne daignait lui repondre, continua :
«- Nous partirons demain dès l'aube !
-Pourquoi ne repartez vous pas dans vos cité dès a présent, la nuit n'est pas encore tombée ! » S'écria Andariel d'un ton agressif et méprisant.
A cet instant, le chevalier décida de retirer son casque. Il avait le front assez large sur lequel coulaient de grosse gouttes de sueur. Ses cheveux tombaient sur son visage et dissimulaient une petite plaie qu'il avait sur la joue gauche. Ses yeux d'un vert cristallin étaient à présent fixés sur Andariel. Son visage était sévère mais laissait néanmoins transparaître son étonnement.
« -Nous n.... »Mais Hiimoran n'eut le temps de terminer sa phrase car déjà Andariel, marmonnant quelques paroles ,fit signe aux cavaliers elfiques derepartir vers la cité.
« Suivez moi ! », dit-elle a hiimoran qui la regardait de façon perplexe, surpris par tat de distance et de mépris .Cependant il fit signe a son armée de le suivre.
Ainsi Walwerin partie vers les portes de la cité, suivie par les chevaliers humains et quelques elfes de la garnison. Ils passèrent un grand pont de marbre et arrivèrent aux gigantesques portes d'ivoire de la cité. Hiimoran n'en croyait pas ses yeux. Chaque tourelle, chaque marche, chaque porte était en marbre. Le soleil qui était au plus haut dans le ciel, faisait resplendir chaque construction de la cité. Il se retourna pour laisser passer ses soldats, afin d'évaluer les pertes subies lors des nombreux combats face aux orcs, et s'attarda quelques secondes sur la beauté du paysage. La cité surplombait la vallée et on y voyait a des kilomètres. Des enfants jouaient prés de la petite rivière qui bordait la cité. Plus loin, en contrebas, des elfes revenaient de la chasse avec des cerfs et des faisans. Mais ce qui frappa vraiment Hiimoran, c'était la beauté des forets qui s'étendaient a perte de vue. On n'en eut jamais vu de si belles sur la terre des hommes. L'odeur des pins se répondait, et la douceur de ces parfums embaumait toute la cité. Soudain, le songe d'Hiimoran prit fin. On entendit un petit grincement, et les immenses portes d'ivoires s'ouvrirent doucement. Andariel s'avança et d'un hochement de tête, fit signe à Hiimoran et a ses troupes de la suivre. Les gens se pressaient pour voir les cavaliers. Les enfants, qui n'avaient jamais vu d'hommes s'approchèrent craintivement. Les plus âgés furent surpris par une telle arrivée car ils n'en n'avaient plus jamais vu depuis la catastrophe. Hiimoran sentit les regards glissants sur lui telle une lame glissants sur la gorge, et esquissa un léger sourire lorsqu'il arriva au bastion, soulagé de ne plus avoir a subir le poids de ces attentions.
Andariel des prit la parole:
« Suivez cette route », en désignant une petite ruelle pavée de marbre. »Vous, seigneur, venez avec moi »
Tandis que le reste de la cavalerie s'éloignait et que le bruit des sabots résonnait encore, Hiimoran descendit de cheval afin de suivre la jeune elfe. Ils arrivèrent face à de grandes marches qui brillaient sous l'effet des rayons du soleil.
« -Ou m'emmenez-vous ? demanda t'il a Andariel.
-Je vous emmène voir mon père qui est le roi de notre cité. »



(*Sources tirées du grand "Traité sur la connaissance générale" de Térandar, magicien représentant l'ordre de Sahen.
° "on peut distinguer plusieurs "aires" depuis la création du monde. Celles-ci peuvent être regroupées en trois principales:
-"L'aire des cieux": dominée par les Déesses et dieux de Goth.
-En 432, survînt la chute du "Divin" (appelé aussi Roc par les nains), qui fît naître par la suite "l'aire des apparitions" à partir de 487.
-Puis vînt l'aire actuelle nommée Renaissance à partir de 512.
° Les cycles correspondent à chaque cycle lunaire, et le décompte des années reprend à chaque changement d'aire").

# Enviado el martes 17 de julio de 2007 09:12

Modificado el miércoles 18 de julio de 2007 11:48

...

La jeune fille entrouvrit la porte et chuchota quelques mots au garde qui se trouvait dans l'ombre. Après quelques minutes d'attente, les portes s'ouvrirent et Hiimoran suivit Andariel dans la salle .Toutes les pierres en marbres étaient serties de petits joyaux incrustés .De nombreuses fresques et gravures égayaient la blancheur des mursagayant de nuance de couleurs la blancheur presque aveuglante de la salle.Hiimoran ne distinguait pas encore le roi assis dans l'ombre,car la salle était d'une grandeur déconcertante. Les poutres qui composaient la toiture était en bois d'ébène, et Hiimoran fut surpris par la clarté qui émanait de quelques fenêtres.
Alors qu'il s'avançait, Andariel s'arrêta pour prendre la parole .C'est a ce moment qu'Hiimoran pu enfin apercevoir le roi .Il portait un long manteau en soie blanc. Il tenait dans ses mains une petite coupole en or dans laquelle se trouvait un peu devin qu'il buvait a grosse gorgées. Il avait les cheveux blancs, et une barbe qui était peu épaisse. Ses yeux ridés étaient fixés sur sa fille, et alors qu'elle s'apprêtait à parler, il se leva et partit a l'encontre de son hôte .Sa démarche était assuré mais il avait besoin d'une canne pour se déplacer .Hiimoran fut surpris par ce détail. Comment un elfe possédant la vie éternelle pouvait il souffrir de quelconque marque de vieillesse.
<<-Pére, voici le seigneur Hiimoran.
-Bienvenue a vous seigneur ! Votre venue me surprend agréablement. Je suis Héolas, roi de la cité elfique de Tulobõr
-Merci a vous de m'accueillir sur vos terres, répondit Hiimoran
'Vous n'y avez pourtant pas été invité seigneur, et je serai curieuse de savoir ce que vous.....>>
Le roi l'interrompit
<<-Il suffit Andariel! Tu peux disposer. Va donc t'assurer que les soldats ne manquent de rien>>
La jeune elfe acquieça et quitta la salle tout en lançant un regard glacial à Hiimoran.
<<-D'où venez seigneur ?demanda le roi.
-Je viens des terres de Metnes qui ont été colonisées par les humains après la catastrophe.
-Et où se trouve donc ces terres mon ami ?
-Elles se trouvent prés de la mer de larmes, au sud de votre cité.>>
Le roi fut très surpris par ces paroles.
-Et bien, je doute que vous ayez fait toute cette route pour venir me voir seigneur!
-Hélas, non. Les circonstances nous ont amené à vous. Depuis quelques temps, nos terres sont souillées par des créatures aussi répugnantes que dangeureuses; des orcs qui répondent aux noms de fléau de Cahort."
A ces mots, le sang d'Héolas se glaça. Cela faisait des années qu'il n'avait pas entendu quelqu'un prononcer ces mots.
"-Pardonnez moi, je dois m'assoir, dit-il en s'approchant du trône qui siègeait dans la gigantesque salle.
-Vous aurais-je offenser cher roi? dit Hiimoran quelque peu dérouté par la mine déconfite d'Héolas.
-Non non, pardonnez moi, continuez.
-Bien. Nous sommes obligés de chasser ces vermines , car elles oppriment notre peuple qui a été forcé de rejoindre les grandes cités qui bordent la mer.
-Et d'où viennent ces créatures? demanda le roi qui semblait avoir retrouvé sa lucidité.
-Nous ne le savons guère. Cependant, au delà de la mer de larmes, près des anciennes cités elfiques, règne une activité peu ordinaire. Lorsque le soleil se couche, on peut entendre des cris perçants et terrifiants s'élever de l'ancien fief de votre peuple."
Soudain, on entendit la grande porte s'ouvrir et trois gardes apparurent.
-Pardonnez nous pour cette intrusion mon bon roi, mais il me semble que vous devriez nous suivre jusqu'à l'auberge. Un être de petite taille y demande audience, mais il est blessé. Nous ne pouvons donc pas l'amener jusqu'à vous.
-Et bien, je vois que cette journée est propice aux rencontres de tous genre, s'exclama le roi le sourire aux lèvres. Voudriez-vous vous joindre à moi seigneur Hiimoran? je crois que la venue de cette personne n'est pas sans coïncider avec la votre.
-Bien, allons-y, répondit Hiimoran tout en s'inclinant."
Ils quittèrent la salle du trône et s'engouffrèrent dans les ruelles désertes pavées de marbre. Ils s'arrêtèrent devant une petite porte puis pénétrèrent dans un salon cossu. Un elfe leur fît signe d'entrer dans une autre pièce devant laquelle étaient postés deux gardes. Après s'être assuré que la porte était bien fermée, Hiimoran découvrît avec stupeur qu'un nain, dont on avait vraisemblablement pansé les blessures, était assis sur une chaise.
Son visage, marqué par le temps, était assez rond. Ses longues moustaches et sa barbe brune dissimulait un nez grossièrement dessiné et de petits yeux fatigués.
"- Bonsoir maître nain. Je suis le roi Héolas de la cité de Tùlobor. Je sais que vous avez besoin de vous reposer et c'est pour cette raison que je ne vous dérangerai guère longtemps. Cependant, je dois dire que votre venue me surprend au plus haut point.
Le roi n'ajouta pas un mot, invitant par ce silence le nain à prendre la parole.
- Merci pour votre hospitalité, sire, commença t-il péniblement. Je me nomme Mécayar, habitant de la cité de Ghrit-Rait située sur les terres de Rith-Amoun. Je ne suis certainement pas digne de parler à une personne de votre rang, votre courre je présume n'étant pas constituer de simple paysan.
Le roi esquiça un léger sourire.
-Je vous en prie maître nain, ne prenons pas le temps de simple commodité, dîtes m'en plus, demanda le roi d'un ton calme et paisible.
-Bien, si vous insistez, j'irai à l'essentiel. Notre cité est attaquée par des vermines d'orcs, et nous avons besoin d'aide.
Le roi parût extrêmement surpris.
- Et bien, voila une requête fort importante. Pardonnez moi si je vous paraît grossier, mais pourquoi nous, peuple des elfes, aiderions les nains avec lesquels nous n'avons pas eû de contact depuis la chute de ce que vous avez appelé "Roc"? Je ne ferai pas couler le sang des miens pour sauver des êtres qui n'ont eû cesse de nous ignorer et qui viennent quémander assistance lorsque sonne le glas, s'exclama le roi dont le calme s'était peu à peu estompé.
Hiimoran qui n'avait prononcé mots jusqu'alors, décida de prendre la parole lorsqu'il vît la mine déconfite du nain.
-Pardonnez moi de vous interrompre sire, mais je vois la pourtant une évidence quant à l'aide que vous devriez leur fournir. Si vous laissiez ce peuple face à la mort, vous en subiriez également les conséquences. Ceux qui harcèlent le peuple des nains aujourd'hui seront ceux qui seront à vos portes demain. C'est pour cela que je joins dès à présent mes forces aux vôtres maître nain.
Le nain sembla si surpris qu'il faillit tomber de sa chaise.
-Croyez-vous que votre cité tienne toute la nuit? demanda Hiimoran.
-Nous avons subis de lourdes pertes car l'attaque fut une surprise, mais notre armée est valeureuse et nos fortifications solides. Nous tiendrons toute la nuit, répondit Mécayar d'un ton vengeur. Merci à vous seigneur...
-Pardonnez moi, moi nom est Hiimoran.
-Que votre bienveillance vous soit rendue mon bon seigneur, rétorqua le nain.
-Je ne peux prendre une décision de suite maître nain, je vous donnerai ma réponse demain matin. Que votre nuit soit douce dit le roi avant de sortir de la pièce.
-Je me dois de vous quitter également maître nain, je tombe de fatigue dit Hiimoran en souriant.
-Passez une agréable nuit monseigneur, je vous remercie du soutient que vous avez apporté à mon peuple et à moi."
Hiimoran s'inclina avant de refermer la porte, puis sortit de l'établissement. Il s'attarda quelques secondes devant la beauté de la nuit. Le ciel était d'un noir profond faisant ressortir la luminosité qui émanait des étoiles. Il erra quelques instants dans les ruelles désertes pavées de marbre, puis entra dans l'auberge devant laquelle un bouclier de l'armée d'Hiimoran avait été déposé. Il ferma doucement la lourde porte en bois qui grinçait quelque peu et s'avança dans un petit salon. Là se trouvait l'aubergiste, plongé apparamment dans un sommeil profond, installé dans un fauteuil de paille. Dès que le seigneur Humain s'approcha, il ouvrit soudainement les yeux et pointa du doigt la chambre d'Hiimoran. Celui-ci n'attendit pas une seconde et pénétra dans la pièce. Il y découvrit un grand lit couvert de drap en soie. Une bûche venait d'être remise dans la cheminée, faisant crépiter le bois dans des craquements presque harmonieux. Hiimoran hôta son armure qu'il déposa sous la seule fenêtre de sa chambre, se glissa sous les draps, puis s'endormit, ses songes bercés par la plénitude naturelle qui régnait autour de lui.

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# Enviado el jueves 26 de julio de 2007 05:38

Terres d'Eosfen: 5ème journée du 3ème cycle, 533, aire de Renaissance:

Le jour se levait sur la cité de Tùlobor. Les rayons du soleil réveillèrent doucement Hiimoran. Il fit sa toilette et revêtit sa brillante armure. Avant de quitter sa chambre, il s'attarda quelques instants sur le paysage à travers la fenêtre. La rosée du matin faisait scintiller la plaine sous l'effet des rayons du soleil. Quelques poissons tentaient de remonter la rivière sans pour autant y parvenir. La cité s'éveillait peu à peu, faisant fuir les quelques cerfs venus brouter l'herbe grasse. Alors qu'Hiimoran se prenait à rêver, quelqu'un vînt frapper à la porte. Celle-ci s'entrouvrit délicatement et Mécayar apparût timidement derrière elle. Il paraissait en pleine forme, ses blessures ne le faisant apparamment plus souffrir. Il était vêtu d'une armure reluisante et portait un casque et un bouclier dans chaque main. Une épée courbée sur laquelle on pouvait distinguer de l'écriture elfique était accrochée à sa taille.
-"Bonjour seigneur, j'espère que je ne vous dérange pas dit-il d'une voix fluette.
-Bonjour maître nain, répondit aimablement Hiimoran.
-Veuillez m'excuser de cette intrusion si matinale, mais les troupes finissent de se préparer et le roi requière notre présence avant notre départ.
- Merci de me prévenir, laissez moi juste le temps de me vêtir."
Une fois prêts, ils sortirent de l'auberge et se mîrent en marche en direction du palais. De nombreux cavaliers se pressaient dans les ruelles, sans pour autant négliger le fait de saluer Hiimoran et Mécayar. Ils arrivèrent aux portes du palais où deux gardes les invitèrent à entrer. Il pénétrèrent dans le palais où le roi les attendait, assis sur son trône. Il était accompagné d'une personne, entièrement vêtue de noir. Un masque recouvrait son visage,et la seule chose qu'on pouvait distinguer de lui étaient ses mains qui trituraient les nombreux couteaux qui scintillaient à sa taille. Celui-ci ne disait mots et restait caché dans un coin sombre de la pièce.
-"Messieurs, je sais que votre temps est précieux et que le mien l'est tout autant. C'est pour cela que je ne traînerai pas en louanges, dit le roi d'un ton grave. Mes Hommes sont prêts à vous aider dans la défense de votre cité seigneur nain.
Mécayar sourit et s'inclina en entendant ces mots.
-Je vous viens en aide et nombreux sont les volontaires qui souhaitent raviver la flamme qui unissait jadis nos peuples. Il est vrai que l'ennemie peut frappe n'importe lequel d'entre nous à n'importe quel moment. C'est pour cela que nous devons agir rapidement et discrètement. J'ai une tâche à vous confier. Je ne suis en rien votre supérieure hiérarchique, il est donc évident qu'il vous incombe de l'accepter ou de ne daigner répondre à ma requête.
-Je suis à votre disposition sir Héolas. Je ne puis me permettre de vous aider si mon assistance vous est nécessaire, s'exclama Mécayar.
-Je vous remercie pour votre ferveure maître nain, mais cette tâche n'est pas une simple quête de reconnaissance. Je vous présente Galaden, mon espion.
L'homme qui était resté jusque là terré dans l'ombre s'avança puis s'inclina gracieusement.
- Celui-ci sera chargé d'espionner les terres du désespoir afin d'évaluer la menace qui nous attend. Il vous rejoindra, bien sûr si vous acceptez ma requête, à Aeran. Cela dit, si vous l'acceptez, vous ne pourrez vous joindre à la bataille de Girith-Raith.
-Pardonnez moi roi Héolas, mais je pense que nous aurons le temps de mener notre bataille et de rejoindre votre espion à Aeran. D'ailleurs pourquoi est-il nécessaire de nous rendre à Aeran ?
-Je ne peux vous le dire car moi même je ne le sais. Tout ce que je peux vous dire, c'est que de votre quête dépendra la sauvegarde de chacun de nos peuples. A vous de choisir, vous êtes maître de vos destins."
Hiimoran ne savait que dire. Il ne voyait pas pourquoi il devait suivre Héolas dans une quête dont lui-même ne connaissait pas l'échéance, et l'air perplexe de Mécayar ne l'enthousiasmait guère davantage.
- "Je me rendrai à Aeran si tel est votre désire! s'écria Mécayar."
Le roi se contenta de lui sourire, puis son regard se posa sur Hiimoran. Celui-ci ne répondit pas, se contentant d'un silence pesant et insupportable.
-"Je vous suivrai... dit enfin Hiimoran d'un ton résigné." Il ne savait pourquoi, mais une force inconnue le poussait à se lancer dans cette aventure.
Le roi se contenta d'acquisser, comme si ce dernier savait déja que le désire de l'inconnu l'aurait emporté sur la raison.
Soudain, une petite voix retenti dans la salle dans un échos interminable.
"-Je vous accompagnerai!
-Ne dis pas de sottîses Andariel! s'écria Héolas dont le visage avait désormais perdu tout calme.
-Je ne vois pas pourquoi je ne pourrai les suivre, je connais très bien ces terres et sans un guide, comment s'orienteraient-ils?" rétorqua celle-ci en s'avançant vers son père d'un pas assuré.
Le regard du roi devint livide, à tel point que l'on eu cru que la mort l'avait emporté. Après un long silence pesant, le roi, apparamment résigné, hocha la tête en signe d'approbation.
-"Je reviendrai dans dix cycles lunaires au plus tard. Si vous n'avez aucunes nouvelles de moi, retourner à Tùlobor, que la nature veille sur vous, dit Galaden qui quitta la pièce après s'être incliné devant le roi.
-Préparez-vous compagnons, nous devons nous hâter, il ne faudrait pas que Galaden arrive avant nous, il en est capable. Andariel quitta la pièce en embrassant tendrement son père.
-Il nous faut nous préparer, permettez nous de nous retirer roi Héolas, dit sobrement Hiimoran.
-Prenez garde à vous, votre route sera souvent parsemée de trouble. Je compte sur vous messieurs."
Les deux hommes s'inclinèrent puis quittèrent à leur tour la salle du trône, laissant le roi Héolas seul avec ses pensées.
-Pourquoi m'avez-vous demandé cela? Ne pouvez-vous pas réparer les erreurs que vous avez faîtes? s'écria le roi dont les larmes coulaient à présent le long de ses joues, redessinnants ainsi le visage triste et marqué du vieux roi.
Que votre acte vous soit gratifié à jamais sire, car de votre décision dépendait l'avenir de vos terres et de celles des autres peuples. Nous vous en sommes reconnaissantes..."

# Enviado el viernes 27 de julio de 2007 04:45

Terres d'Héosfen; le même jour

-"Général Hériden, approchez je vous prie! s'écria Hiimoran qui était à présent sur son cheval, inspectant son armée qui lui faisait désormais face.
Le régiment de cavalerie qui semblait n'être qu'une poignée d'homme la veille était désormais si imposant que l'on aurait cru que des hommes étaient venus combler les rangs. Le régiment faisait face à Tùlobor, rangé devant la cavalerie légère des elfes qui se mettaient en rang. Les couleurs des drapeaux virevoltaient au grès du vent, les armures scintillaient et les coeurs étaient emplis de courage. Cependant, personne ne parlait et un silence presque paisible s'était désormais imposé dans la plaine.
-Monseigneur, je suis à vos ordres! s'écria un grand chevalier qui s'arrêta fièrement devant Hiimoran. Il avait une armure d'acier et son épée était semblable à celle d'Hiimoran, le manche fait d'or et incrusté de pierres. Son visage paraissait être celui d'un enfant, et ses courts cheveux blonds faisaient davantage ressortir cet aspect. Néanmoins, son regard était sévère, accentué par la clareté de ses yeux verts.
"-J'ai une tâche d'une extrême importance à vous confier. J'ai une confiance aveugle en votre loyauté et en vos capacités à diriger l'armée. C'est pourquoi je vous donne comme ordre de mener notre armée à la victoire. Je ne pourrai vous accompagner. Faîtes honneur à notre fief général!"
Le regard d'Hériden pétillait à présent, à la fois d'enthousiasme mais également de crainte.
"-Vous servir monseigneur, est un honneur que je ne peux refuser, c'est pourquoi je suis à vos côtés depuis si longtemps. Je n'ai pas le droit de vous demander pourquoi pour la première fois je ne serai à votés dans une bataille; c'est pourquoi je me soumets à vos ordres avec grand plaisir.
-Prends garde à toi et à nos hommes mon ami, et sort de cette bataille victorieux et en pleine santé, répondit en souriant Hiimoran qui semblait très complice avec Hériden.
-Prenez garde à vous monseigneur, je ne saurai déplorer votre perte.
- Ne t'inquiètes pas mon ami, nous nous reverrons bientôt."
Hiimoran se tourna à présent devant ses hommes.
-Mes amis, le jour est enfin venu de montrer à nos alliés la force et la précision de nos lames, la bravoure et le courage de nos coeurs. Le général Hériden vous mènera à la bataille, et vous en sortirez victorieux pour nos amis et nos familles qui attendent patiemment notre retour! s'écria Hiimoran le coeur empli de fierté. Ma vie pour...!!! Mon roi! s'écria en coeur l'armée qui exhibait à présent lances et épée vers le ciel.
Prenez garde Hériden, montrer à notre roi Midragan que notre fief lui est le plus dévoué.
-Il en sera ainsi monseigneur, répliqua Hériden qui s'inclina dignement devant Hiimoran."
Tous les elfes étaient désormais prêts et aussi parfaitement rangés que l'étaient l'armée d'Hériden.
"-Cavaliers! En avant! Pour Argentré! s'exclama Heriden en tête de l'armée."
Silencieusement, creusants de leurs sabots les vertes plaines d'Héosfen, les chevaux s'élancèrent en direction du sud-ouest, tournant le dos au soleil levant vers une macabre destinée.
Hiimoran regarda avec fierté l'armée s'éloigner peu à peu, avec le regret de ne pas prendre la tête pour la première fois.
-"Venez seigneur, allons prendre un repas avant de partir, cela sera sans doute le plus gros festin que nous pouvons faire avant Aeran, dit Mécayar en souriant."
Hiimoran aquieça puis suirvit Mécayar jusqu'à une auberge prisée de la ville. Tout y était magnifique; les gigantesques fresques représentants les entités elfiques, les tables reluisantes faites de chêne, sans parler des différents apparâts de soie disséminé ça et là. Il y avaient de nombreux elfes. Certains buvaient goulument une pinte et ce qui pouvait être de l'hydromel tandis que d'autres jouaient aux osselets, s'échangeants parfois des regards furtifs. Les deux compagnons commandèrent leur repas puis s'installèrent dans un coin sombre de la pièce.
-"Et bien moi qui pensait que les elfes ne buvaient pas d'alcool et que leurs jeux se limitaient à courrir dans la forêt! Il semblerait que je me sois trompé, dit Mécayar discrètement.
-Il semblerait que les choses aient évolué, répondit Hiimoran qui ne pouvait s'empêcher de rire.
-Cependant, ils gardent tout de même une certaine classe qui chez nous les nains est totalement..."
Mais le nain ne pu finir sa phrase tant la femme qu'il vît entrer dans l'auberge était d'une beauté déconcertante. Il reconnut Andariel qui cherchait désespéremment quelqu'un des yeux. Elle s'approcha finalement des deux compagnons:
-"Bonjour messieurs, dit-elle avec grâce. Mon père vous fait porter ce présent, en espérant qu'ils puissent vous aider si nous en venions à rencontrer des problèmes. Ce sont des capes en peau d'Aizeths, elles sont très résistantes au feu et sont faites d'un tissu très robuste. Je vous laisse terminer votre repas. Je vous attendrai devant les portes du palais. Nous avons bien sur pris soin de préparer les biens qui vous seront nécessaires pour ce voyage."
Les deux compagnons s'inclinèrent puis Andariel quitta l'auberge d'un pas décidé.
-"Hâtons nous maître nain, notre temps est précieux."
Une fois leurs repas terminés, ils quittèrent l'auberge non sans attirés l'attention des elfes présents dans l'établissement. Ils arrivèrent près du palais où comme prévu Andariel les attendait. Leurs chevaux étaient déjà attelés, prêts à etre montés et chargés de leurs affaires.
-"Mettons nous en route, un long voyage nous attend et le soleil est déjà haut dans le ciel. Notre départ ne doit pas attirer l'attention, pressons je vous prie."
Andariel leur fît signe de la suivre. Ils passèrent devant le palais puis empruntèrent une ruelle minuscule. Ils arrivèrent face à face au mur de la cité, et après que la jeune elfe aie prononcé quelques paroles elfiques, une porte dérobée s'ouvrit, faisait apparaître une corniche très étroite sur laquelle durent s'engager les trois cavaliers. La beauté des payasages sur lesquels Hiimoran s'était attardé la veille semblait désormais bien lointaine. Les roches s'étendaient à perte de vue, ne laissant paraître aucune verdure, pas même une brindille. La fraîcheur du vent faisait rougir les joues de Mécayar, à tel point que jamais on aurait pu croire que Tùlobor n'était qu'à quelques instants de marche. Ils chevauchèrent sans s'arrêter, ne disant mots, trop occupés à lutter contre le froid et à progresser dans la neige qui avait engloutie le chemin en quelques instants. La nuit commençait à tomber lorsqu'Andariel pénétra dans une grotte qui paraissait être à vue d'oeil un abri de fortune.
-" Quelle froid s'écria Mécayar! Moi qui pensait en avoir l'habitude, me voilà pris au dépourvu. Une chance que vous ayez trouvé cet abri dame Andariel.
-Mais ce n'est pas un abri seigneur nain, ceci est belle et bien notre route. Il est vrai que cette grotte est très étroite, mais on ne peut trouver chemin plus court, rétorqua t-elle avec un léger sourire.
-Je vais faire du feu, il semble qu'il y ai du bois sec dans cette grotte, sans doutes des arbres qui n'ont pas supporté le froid, dit Hiimoran qui s'attelait déjà à la tâche."
Alors que le calme régnait dans la grotte, Hiimoran entendit deux flèches siffler juste à coté de ses oreilles, et découvrît à l'entrée de la grotte le corps de trois lapins.
-"En voilà qui n'ont pas échappé à vos yeux d'elfe! s'écria Mécayar non content de ne pas avoir à manger ce qui ressemblait fortement à des racines. Une flèche pour deux lapins, vous me voyez impressionné!"
Andariel lui sourit gentiment, puis ota les flèches du corps des trois dépouilles.
"-Nous ferons des rondes pour cette nuit, je prendrai la première et Mécayar la deuxième, dit enfin Hiimoran qui n'avait jusque là prononcer le moindre mot.
-Vous raccourcirez vos rondes seigneur, je prendrai la troisième, rétorqua Andariel avec dédain."
Après avoir fait un festin digne de la cour du roi, Mécayar et Andariel s'endormirent tandis qu'Hiimoran pris son tour de garde, comme convenu.

# Enviado el lunes 13 de agosto de 2007 06:06