Ce jour la, Andariel, capitaine des archers de la cité, sorti comme a l'habitude voir si les terres elfiques n'avaient point été souillées pendant la journée. Elle sillonnait pendant des heures les vastes plaines dominées par la grande muraille elfique qui protégeait les cités. Même si elle savait que ces promenades étaient parfois dangereuses, elle aimait se sentir libre, loin de l'agitation des cités.
Alors qu'elle passait la muraille pour rentrer à Tùlobor, quelque chose attira son attention. Une poignée de cavaliers se dirigeait vers l'ouest à grande allure. Intriguée, elle décida d'aller à leur rencontre. Elle s'avançait tout, en essayant d'apercevoir les intrus qui continuaient à progresser vers la crête. Elle commençait grâce à ses yeux d'elfe, à mieux distinguer les cavaliers. Ces cavaliers n'étaient pas humains. Elle observa plus attentivement l'un d'entre eux qui devait être le chef de la horde. Son visage était dissimulé sous un casque fendu, mai il laissait tout de même paraître un léger filet de que l'on aurait pu appeler du sang, qui coulait le long de sa joue. Il était vêtu d'une armure, endommagée elle aussi, qui laissait paraître une cote de maille. Sa monture, haute sur pattes, avait la peau verte et écailleuse. Elle avait une longue queue qui laissait derrière elle de longs sillons. Son corps ensanglanté était long, sa gueule était large et laissait passer de longues canines. Des orcs ! Tel est le nom que leur avaient donné les sages qui avait assisté au cataclysme. Ces créatures étaient aussi laides que terrifiantes. Des questions se bousculèrent dans la tête d'Andariel. Que faisaient de telles créatures ici ? De qui pouvaient- elles avoir si peur ? Réalisant qu'elles pouvaient représenter un danger pour les cités, Andariel prit le cor qui était attaché à sa monture, puis en prenant une grande inspiration, en fit sortir un son harmonieux mais puissant. Le son se répercuta à travers les vallées des montagnes, alertant ainsi les elfes du danger. Dès que le son parvint aux oreilles des orcs, leurs montures se dressèrent sur leurs pattes arrière cherchant à définir la nature de ce bruit. Ils appercurent Andariel qui était là-haut, à les regarder, comme si le son du cor leur avait déjà porté un cou douloureux. Les orcs se précipitèrent alors vers elle, l'affrontement était inévitable. Cependant, alors que l'on entendait encore l'échos du cor elfique se propager sur les crêtes et les collines des terres, on entendit un autre son. Celui-ci était un peu plus grave et ressemblait plus à un coup de tonnerre. Les orcs s'arrêtèrent soudainement, ne cessant pour autant de regarder Andariel. Celle-ci dégaina son arc, ne sachant pas d'où proviendrait la menace. De longues minutes s'écoulèrent sans que rien ne se passe. Le silence, pesant, fut interrompu par le galop des chevaux de l'infanterie elfique qui accourait au secours de ola jeune elfe. On entendit un court sifflement a travers la vallée presque inaudible, lorsque soudain une flèche atteignit un orc a la gorge, lui portant un coup fatal. Il tomba lentement de sa monture, puis s'écroula sur le sol. Le chef de la horde regardait son soldat baignant dans une marre de sang noir et visqueux. La colère comenca à se lire sur son visage mais alors qu'il ordonnait à ses soldat de charger, une pluie de flèches vint mettre fin a tous ses espoirs de vengeance.On entendit des cris d'hommes, puis on vit apparaître de derrière des grands rochers une armée d'au moins cinq milles hommes, Andariel devina en regardant la tenue de ces hommes qu ils étaient humains. Ils avaient la meme armure que celle d'une gravure symbolisant l'alliance qui s'était jadis construite entre ces deux peuples, et qui se trouvait dans la salle du trone. Alors que les deux armées se faisaient face, separées par les depouilles des malheureux orcs , le chef de l'armée humaine s'avanca vers les elfes . Il montait un magnifique etalon noir revetu d'une legere cote de maille qui semblait etre en or. Sur la selle en cuir se trouvait le sceau de la cité qu'il defendait. Le cavalier portait une armure massive en argent , ainsi qu'une très longue épée sur laquelle on pouvait lire une devise :ma vie pour mon roi.
Il s'arreta brusquement et s'adressa d'une voix grave a Andariel :
« Mon nom est Hiimoran. Je viens de la cité d'Argentré, qui se trouve prés de la mer de larmes. Moi et mes hommes cherchons un lieu pour nous reposer cette nuit ! ».
Il s'arreta quelques secondes , puis voyant que personne ne daignait lui repondre, continua :
«- Nous partirons demain dès l'aube !
-Pourquoi ne repartez vous pas dans vos cité dès a présent, la nuit n'est pas encore tombée ! » S'écria Andariel d'un ton agressif et méprisant.
A cet instant, le chevalier décida de retirer son casque. Il avait le front assez large sur lequel coulaient de grosse gouttes de sueur. Ses cheveux tombaient sur son visage et dissimulaient une petite plaie qu'il avait sur la joue gauche. Ses yeux d'un vert cristallin étaient à présent fixés sur Andariel. Son visage était sévère mais laissait néanmoins transparaître son étonnement.
« -Nous n.... »Mais Hiimoran n'eut le temps de terminer sa phrase car déjà Andariel, marmonnant quelques paroles ,fit signe aux cavaliers elfiques derepartir vers la cité.
« Suivez moi ! », dit-elle a hiimoran qui la regardait de façon perplexe, surpris par tat de distance et de mépris .Cependant il fit signe a son armée de le suivre.
Ainsi Walwerin partie vers les portes de la cité, suivie par les chevaliers humains et quelques elfes de la garnison. Ils passèrent un grand pont de marbre et arrivèrent aux gigantesques portes d'ivoire de la cité. Hiimoran n'en croyait pas ses yeux. Chaque tourelle, chaque marche, chaque porte était en marbre. Le soleil qui était au plus haut dans le ciel, faisait resplendir chaque construction de la cité. Il se retourna pour laisser passer ses soldats, afin d'évaluer les pertes subies lors des nombreux combats face aux orcs, et s'attarda quelques secondes sur la beauté du paysage. La cité surplombait la vallée et on y voyait a des kilomètres. Des enfants jouaient prés de la petite rivière qui bordait la cité. Plus loin, en contrebas, des elfes revenaient de la chasse avec des cerfs et des faisans. Mais ce qui frappa vraiment Hiimoran, c'était la beauté des forets qui s'étendaient a perte de vue. On n'en eut jamais vu de si belles sur la terre des hommes. L'odeur des pins se répondait, et la douceur de ces parfums embaumait toute la cité. Soudain, le songe d'Hiimoran prit fin. On entendit un petit grincement, et les immenses portes d'ivoires s'ouvrirent doucement. Andariel s'avança et d'un hochement de tête, fit signe à Hiimoran et a ses troupes de la suivre. Les gens se pressaient pour voir les cavaliers. Les enfants, qui n'avaient jamais vu d'hommes s'approchèrent craintivement. Les plus âgés furent surpris par une telle arrivée car ils n'en n'avaient plus jamais vu depuis la catastrophe. Hiimoran sentit les regards glissants sur lui telle une lame glissants sur la gorge, et esquissa un léger sourire lorsqu'il arriva au bastion, soulagé de ne plus avoir a subir le poids de ces attentions.
Andariel des prit la parole:
« Suivez cette route », en désignant une petite ruelle pavée de marbre. »Vous, seigneur, venez avec moi »
Tandis que le reste de la cavalerie s'éloignait et que le bruit des sabots résonnait encore, Hiimoran descendit de cheval afin de suivre la jeune elfe. Ils arrivèrent face à de grandes marches qui brillaient sous l'effet des rayons du soleil.
« -Ou m'emmenez-vous ? demanda t'il a Andariel.
-Je vous emmène voir mon père qui est le roi de notre cité. »
(*Sources tirées du grand "Traité sur la connaissance générale" de Térandar, magicien représentant l'ordre de Sahen.
° "on peut distinguer plusieurs "aires" depuis la création du monde. Celles-ci peuvent être regroupées en trois principales:
-"L'aire des cieux": dominée par les Déesses et dieux de Goth.
-En 432, survînt la chute du "Divin" (appelé aussi Roc par les nains), qui fît naître par la suite "l'aire des apparitions" à partir de 487.
-Puis vînt l'aire actuelle nommée Renaissance à partir de 512.
° Les cycles correspondent à chaque cycle lunaire, et le décompte des années reprend à chaque changement d'aire").