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Terres d'Eosfen: 5ème journée du 3ème cycle, 533, aire de Renaissance:

Le jour se levait sur la cité de Tùlobor. Les rayons du soleil réveillèrent doucement Hiimoran. Il fit sa toilette et revêtit sa brillante armure. Avant de quitter sa chambre, il s'attarda quelques instants sur le paysage à travers la fenêtre. La rosée du matin faisait scintiller la plaine sous l'effet des rayons du soleil. Quelques poissons tentaient de remonter la rivière sans pour autant y parvenir. La cité s'éveillait peu à peu, faisant fuir les quelques cerfs venus brouter l'herbe grasse. Alors qu'Hiimoran se prenait à rêver, quelqu'un vînt frapper à la porte. Celle-ci s'entrouvrit délicatement et Mécayar apparût timidement derrière elle. Il paraissait en pleine forme, ses blessures ne le faisant apparamment plus souffrir. Il était vêtu d'une armure reluisante et portait un casque et un bouclier dans chaque main. Une épée courbée sur laquelle on pouvait distinguer de l'écriture elfique était accrochée à sa taille.
-"Bonjour seigneur, j'espère que je ne vous dérange pas dit-il d'une voix fluette.
-Bonjour maître nain, répondit aimablement Hiimoran.
-Veuillez m'excuser de cette intrusion si matinale, mais les troupes finissent de se préparer et le roi requière notre présence avant notre départ.
- Merci de me prévenir, laissez moi juste le temps de me vêtir."
Une fois prêts, ils sortirent de l'auberge et se mîrent en marche en direction du palais. De nombreux cavaliers se pressaient dans les ruelles, sans pour autant négliger le fait de saluer Hiimoran et Mécayar. Ils arrivèrent aux portes du palais où deux gardes les invitèrent à entrer. Il pénétrèrent dans le palais où le roi les attendait, assis sur son trône. Il était accompagné d'une personne, entièrement vêtue de noir. Un masque recouvrait son visage,et la seule chose qu'on pouvait distinguer de lui étaient ses mains qui trituraient les nombreux couteaux qui scintillaient à sa taille. Celui-ci ne disait mots et restait caché dans un coin sombre de la pièce.
-"Messieurs, je sais que votre temps est précieux et que le mien l'est tout autant. C'est pour cela que je ne traînerai pas en louanges, dit le roi d'un ton grave. Mes Hommes sont prêts à vous aider dans la défense de votre cité seigneur nain.
Mécayar sourit et s'inclina en entendant ces mots.
-Je vous viens en aide et nombreux sont les volontaires qui souhaitent raviver la flamme qui unissait jadis nos peuples. Il est vrai que l'ennemie peut frappe n'importe lequel d'entre nous à n'importe quel moment. C'est pour cela que nous devons agir rapidement et discrètement. J'ai une tâche à vous confier. Je ne suis en rien votre supérieure hiérarchique, il est donc évident qu'il vous incombe de l'accepter ou de ne daigner répondre à ma requête.
-Je suis à votre disposition sir Héolas. Je ne puis me permettre de vous aider si mon assistance vous est nécessaire, s'exclama Mécayar.
-Je vous remercie pour votre ferveure maître nain, mais cette tâche n'est pas une simple quête de reconnaissance. Je vous présente Galaden, mon espion.
L'homme qui était resté jusque là terré dans l'ombre s'avança puis s'inclina gracieusement.
- Celui-ci sera chargé d'espionner les terres du désespoir afin d'évaluer la menace qui nous attend. Il vous rejoindra, bien sûr si vous acceptez ma requête, à Aeran. Cela dit, si vous l'acceptez, vous ne pourrez vous joindre à la bataille de Girith-Raith.
-Pardonnez moi roi Héolas, mais je pense que nous aurons le temps de mener notre bataille et de rejoindre votre espion à Aeran. D'ailleurs pourquoi est-il nécessaire de nous rendre à Aeran ?
-Je ne peux vous le dire car moi même je ne le sais. Tout ce que je peux vous dire, c'est que de votre quête dépendra la sauvegarde de chacun de nos peuples. A vous de choisir, vous êtes maître de vos destins."
Hiimoran ne savait que dire. Il ne voyait pas pourquoi il devait suivre Héolas dans une quête dont lui-même ne connaissait pas l'échéance, et l'air perplexe de Mécayar ne l'enthousiasmait guère davantage.
- "Je me rendrai à Aeran si tel est votre désire! s'écria Mécayar."
Le roi se contenta de lui sourire, puis son regard se posa sur Hiimoran. Celui-ci ne répondit pas, se contentant d'un silence pesant et insupportable.
-"Je vous suivrai... dit enfin Hiimoran d'un ton résigné." Il ne savait pourquoi, mais une force inconnue le poussait à se lancer dans cette aventure.
Le roi se contenta d'acquisser, comme si ce dernier savait déja que le désire de l'inconnu l'aurait emporté sur la raison.
Soudain, une petite voix retenti dans la salle dans un échos interminable.
"-Je vous accompagnerai!
-Ne dis pas de sottîses Andariel! s'écria Héolas dont le visage avait désormais perdu tout calme.
-Je ne vois pas pourquoi je ne pourrai les suivre, je connais très bien ces terres et sans un guide, comment s'orienteraient-ils?" rétorqua celle-ci en s'avançant vers son père d'un pas assuré.
Le regard du roi devint livide, à tel point que l'on eu cru que la mort l'avait emporté. Après un long silence pesant, le roi, apparamment résigné, hocha la tête en signe d'approbation.
-"Je reviendrai dans dix cycles lunaires au plus tard. Si vous n'avez aucunes nouvelles de moi, retourner à Tùlobor, que la nature veille sur vous, dit Galaden qui quitta la pièce après s'être incliné devant le roi.
-Préparez-vous compagnons, nous devons nous hâter, il ne faudrait pas que Galaden arrive avant nous, il en est capable. Andariel quitta la pièce en embrassant tendrement son père.
-Il nous faut nous préparer, permettez nous de nous retirer roi Héolas, dit sobrement Hiimoran.
-Prenez garde à vous, votre route sera souvent parsemée de trouble. Je compte sur vous messieurs."
Les deux hommes s'inclinèrent puis quittèrent à leur tour la salle du trône, laissant le roi Héolas seul avec ses pensées.
-Pourquoi m'avez-vous demandé cela? Ne pouvez-vous pas réparer les erreurs que vous avez faîtes? s'écria le roi dont les larmes coulaient à présent le long de ses joues, redessinnants ainsi le visage triste et marqué du vieux roi.
Que votre acte vous soit gratifié à jamais sire, car de votre décision dépendait l'avenir de vos terres et de celles des autres peuples. Nous vous en sommes reconnaissantes..."

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 04:45

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