-"Général Hériden, approchez je vous prie! s'écria Hiimoran qui était à présent sur son cheval, inspectant son armée qui lui faisait désormais face.
Le régiment de cavalerie qui semblait n'être qu'une poignée d'homme la veille était désormais si imposant que l'on aurait cru que des hommes étaient venus combler les rangs. Le régiment faisait face à Tùlobor, rangé devant la cavalerie légère des elfes qui se mettaient en rang. Les couleurs des drapeaux virevoltaient au grès du vent, les armures scintillaient et les coeurs étaient emplis de courage. Cependant, personne ne parlait et un silence presque paisible s'était désormais imposé dans la plaine.
-Monseigneur, je suis à vos ordres! s'écria un grand chevalier qui s'arrêta fièrement devant Hiimoran. Il avait une armure d'acier et son épée était semblable à celle d'Hiimoran, le manche fait d'or et incrusté de pierres. Son visage paraissait être celui d'un enfant, et ses courts cheveux blonds faisaient davantage ressortir cet aspect. Néanmoins, son regard était sévère, accentué par la clareté de ses yeux verts.
"-J'ai une tâche d'une extrême importance à vous confier. J'ai une confiance aveugle en votre loyauté et en vos capacités à diriger l'armée. C'est pourquoi je vous donne comme ordre de mener notre armée à la victoire. Je ne pourrai vous accompagner. Faîtes honneur à notre fief général!"
Le regard d'Hériden pétillait à présent, à la fois d'enthousiasme mais également de crainte.
"-Vous servir monseigneur, est un honneur que je ne peux refuser, c'est pourquoi je suis à vos côtés depuis si longtemps. Je n'ai pas le droit de vous demander pourquoi pour la première fois je ne serai à votés dans une bataille; c'est pourquoi je me soumets à vos ordres avec grand plaisir.
-Prends garde à toi et à nos hommes mon ami, et sort de cette bataille victorieux et en pleine santé, répondit en souriant Hiimoran qui semblait très complice avec Hériden.
-Prenez garde à vous monseigneur, je ne saurai déplorer votre perte.
- Ne t'inquiètes pas mon ami, nous nous reverrons bientôt."
Hiimoran se tourna à présent devant ses hommes.
-Mes amis, le jour est enfin venu de montrer à nos alliés la force et la précision de nos lames, la bravoure et le courage de nos coeurs. Le général Hériden vous mènera à la bataille, et vous en sortirez victorieux pour nos amis et nos familles qui attendent patiemment notre retour! s'écria Hiimoran le coeur empli de fierté. Ma vie pour...!!! Mon roi! s'écria en coeur l'armée qui exhibait à présent lances et épée vers le ciel.
Prenez garde Hériden, montrer à notre roi Midragan que notre fief lui est le plus dévoué.
-Il en sera ainsi monseigneur, répliqua Hériden qui s'inclina dignement devant Hiimoran."
Tous les elfes étaient désormais prêts et aussi parfaitement rangés que l'étaient l'armée d'Hériden.
"-Cavaliers! En avant! Pour Argentré! s'exclama Heriden en tête de l'armée."
Silencieusement, creusants de leurs sabots les vertes plaines d'Héosfen, les chevaux s'élancèrent en direction du sud-ouest, tournant le dos au soleil levant vers une macabre destinée.
Hiimoran regarda avec fierté l'armée s'éloigner peu à peu, avec le regret de ne pas prendre la tête pour la première fois.
-"Venez seigneur, allons prendre un repas avant de partir, cela sera sans doute le plus gros festin que nous pouvons faire avant Aeran, dit Mécayar en souriant."
Hiimoran aquieça puis suirvit Mécayar jusqu'à une auberge prisée de la ville. Tout y était magnifique; les gigantesques fresques représentants les entités elfiques, les tables reluisantes faites de chêne, sans parler des différents apparâts de soie disséminé ça et là. Il y avaient de nombreux elfes. Certains buvaient goulument une pinte et ce qui pouvait être de l'hydromel tandis que d'autres jouaient aux osselets, s'échangeants parfois des regards furtifs. Les deux compagnons commandèrent leur repas puis s'installèrent dans un coin sombre de la pièce.
-"Et bien moi qui pensait que les elfes ne buvaient pas d'alcool et que leurs jeux se limitaient à courrir dans la forêt! Il semblerait que je me sois trompé, dit Mécayar discrètement.
-Il semblerait que les choses aient évolué, répondit Hiimoran qui ne pouvait s'empêcher de rire.
-Cependant, ils gardent tout de même une certaine classe qui chez nous les nains est totalement..."
Mais le nain ne pu finir sa phrase tant la femme qu'il vît entrer dans l'auberge était d'une beauté déconcertante. Il reconnut Andariel qui cherchait désespéremment quelqu'un des yeux. Elle s'approcha finalement des deux compagnons:
-"Bonjour messieurs, dit-elle avec grâce. Mon père vous fait porter ce présent, en espérant qu'ils puissent vous aider si nous en venions à rencontrer des problèmes. Ce sont des capes en peau d'Aizeths, elles sont très résistantes au feu et sont faites d'un tissu très robuste. Je vous laisse terminer votre repas. Je vous attendrai devant les portes du palais. Nous avons bien sur pris soin de préparer les biens qui vous seront nécessaires pour ce voyage."
Les deux compagnons s'inclinèrent puis Andariel quitta l'auberge d'un pas décidé.
-"Hâtons nous maître nain, notre temps est précieux."
Une fois leurs repas terminés, ils quittèrent l'auberge non sans attirés l'attention des elfes présents dans l'établissement. Ils arrivèrent près du palais où comme prévu Andariel les attendait. Leurs chevaux étaient déjà attelés, prêts à etre montés et chargés de leurs affaires.
-"Mettons nous en route, un long voyage nous attend et le soleil est déjà haut dans le ciel. Notre départ ne doit pas attirer l'attention, pressons je vous prie."
Andariel leur fît signe de la suivre. Ils passèrent devant le palais puis empruntèrent une ruelle minuscule. Ils arrivèrent face à face au mur de la cité, et après que la jeune elfe aie prononcé quelques paroles elfiques, une porte dérobée s'ouvrit, faisait apparaître une corniche très étroite sur laquelle durent s'engager les trois cavaliers. La beauté des payasages sur lesquels Hiimoran s'était attardé la veille semblait désormais bien lointaine. Les roches s'étendaient à perte de vue, ne laissant paraître aucune verdure, pas même une brindille. La fraîcheur du vent faisait rougir les joues de Mécayar, à tel point que jamais on aurait pu croire que Tùlobor n'était qu'à quelques instants de marche. Ils chevauchèrent sans s'arrêter, ne disant mots, trop occupés à lutter contre le froid et à progresser dans la neige qui avait engloutie le chemin en quelques instants. La nuit commençait à tomber lorsqu'Andariel pénétra dans une grotte qui paraissait être à vue d'oeil un abri de fortune.
-" Quelle froid s'écria Mécayar! Moi qui pensait en avoir l'habitude, me voilà pris au dépourvu. Une chance que vous ayez trouvé cet abri dame Andariel.
-Mais ce n'est pas un abri seigneur nain, ceci est belle et bien notre route. Il est vrai que cette grotte est très étroite, mais on ne peut trouver chemin plus court, rétorqua t-elle avec un léger sourire.
-Je vais faire du feu, il semble qu'il y ai du bois sec dans cette grotte, sans doutes des arbres qui n'ont pas supporté le froid, dit Hiimoran qui s'attelait déjà à la tâche."
Alors que le calme régnait dans la grotte, Hiimoran entendit deux flèches siffler juste à coté de ses oreilles, et découvrît à l'entrée de la grotte le corps de trois lapins.
-"En voilà qui n'ont pas échappé à vos yeux d'elfe! s'écria Mécayar non content de ne pas avoir à manger ce qui ressemblait fortement à des racines. Une flèche pour deux lapins, vous me voyez impressionné!"
Andariel lui sourit gentiment, puis ota les flèches du corps des trois dépouilles.
"-Nous ferons des rondes pour cette nuit, je prendrai la première et Mécayar la deuxième, dit enfin Hiimoran qui n'avait jusque là prononcer le moindre mot.
-Vous raccourcirez vos rondes seigneur, je prendrai la troisième, rétorqua Andariel avec dédain."
Après avoir fait un festin digne de la cour du roi, Mécayar et Andariel s'endormirent tandis qu'Hiimoran pris son tour de garde, comme convenu.
Le régiment de cavalerie qui semblait n'être qu'une poignée d'homme la veille était désormais si imposant que l'on aurait cru que des hommes étaient venus combler les rangs. Le régiment faisait face à Tùlobor, rangé devant la cavalerie légère des elfes qui se mettaient en rang. Les couleurs des drapeaux virevoltaient au grès du vent, les armures scintillaient et les coeurs étaient emplis de courage. Cependant, personne ne parlait et un silence presque paisible s'était désormais imposé dans la plaine.
-Monseigneur, je suis à vos ordres! s'écria un grand chevalier qui s'arrêta fièrement devant Hiimoran. Il avait une armure d'acier et son épée était semblable à celle d'Hiimoran, le manche fait d'or et incrusté de pierres. Son visage paraissait être celui d'un enfant, et ses courts cheveux blonds faisaient davantage ressortir cet aspect. Néanmoins, son regard était sévère, accentué par la clareté de ses yeux verts.
"-J'ai une tâche d'une extrême importance à vous confier. J'ai une confiance aveugle en votre loyauté et en vos capacités à diriger l'armée. C'est pourquoi je vous donne comme ordre de mener notre armée à la victoire. Je ne pourrai vous accompagner. Faîtes honneur à notre fief général!"
Le regard d'Hériden pétillait à présent, à la fois d'enthousiasme mais également de crainte.
"-Vous servir monseigneur, est un honneur que je ne peux refuser, c'est pourquoi je suis à vos côtés depuis si longtemps. Je n'ai pas le droit de vous demander pourquoi pour la première fois je ne serai à votés dans une bataille; c'est pourquoi je me soumets à vos ordres avec grand plaisir.
-Prends garde à toi et à nos hommes mon ami, et sort de cette bataille victorieux et en pleine santé, répondit en souriant Hiimoran qui semblait très complice avec Hériden.
-Prenez garde à vous monseigneur, je ne saurai déplorer votre perte.
- Ne t'inquiètes pas mon ami, nous nous reverrons bientôt."
Hiimoran se tourna à présent devant ses hommes.
-Mes amis, le jour est enfin venu de montrer à nos alliés la force et la précision de nos lames, la bravoure et le courage de nos coeurs. Le général Hériden vous mènera à la bataille, et vous en sortirez victorieux pour nos amis et nos familles qui attendent patiemment notre retour! s'écria Hiimoran le coeur empli de fierté. Ma vie pour...!!! Mon roi! s'écria en coeur l'armée qui exhibait à présent lances et épée vers le ciel.
Prenez garde Hériden, montrer à notre roi Midragan que notre fief lui est le plus dévoué.
-Il en sera ainsi monseigneur, répliqua Hériden qui s'inclina dignement devant Hiimoran."
Tous les elfes étaient désormais prêts et aussi parfaitement rangés que l'étaient l'armée d'Hériden.
"-Cavaliers! En avant! Pour Argentré! s'exclama Heriden en tête de l'armée."
Silencieusement, creusants de leurs sabots les vertes plaines d'Héosfen, les chevaux s'élancèrent en direction du sud-ouest, tournant le dos au soleil levant vers une macabre destinée.
Hiimoran regarda avec fierté l'armée s'éloigner peu à peu, avec le regret de ne pas prendre la tête pour la première fois.
-"Venez seigneur, allons prendre un repas avant de partir, cela sera sans doute le plus gros festin que nous pouvons faire avant Aeran, dit Mécayar en souriant."
Hiimoran aquieça puis suirvit Mécayar jusqu'à une auberge prisée de la ville. Tout y était magnifique; les gigantesques fresques représentants les entités elfiques, les tables reluisantes faites de chêne, sans parler des différents apparâts de soie disséminé ça et là. Il y avaient de nombreux elfes. Certains buvaient goulument une pinte et ce qui pouvait être de l'hydromel tandis que d'autres jouaient aux osselets, s'échangeants parfois des regards furtifs. Les deux compagnons commandèrent leur repas puis s'installèrent dans un coin sombre de la pièce.
-"Et bien moi qui pensait que les elfes ne buvaient pas d'alcool et que leurs jeux se limitaient à courrir dans la forêt! Il semblerait que je me sois trompé, dit Mécayar discrètement.
-Il semblerait que les choses aient évolué, répondit Hiimoran qui ne pouvait s'empêcher de rire.
-Cependant, ils gardent tout de même une certaine classe qui chez nous les nains est totalement..."
Mais le nain ne pu finir sa phrase tant la femme qu'il vît entrer dans l'auberge était d'une beauté déconcertante. Il reconnut Andariel qui cherchait désespéremment quelqu'un des yeux. Elle s'approcha finalement des deux compagnons:
-"Bonjour messieurs, dit-elle avec grâce. Mon père vous fait porter ce présent, en espérant qu'ils puissent vous aider si nous en venions à rencontrer des problèmes. Ce sont des capes en peau d'Aizeths, elles sont très résistantes au feu et sont faites d'un tissu très robuste. Je vous laisse terminer votre repas. Je vous attendrai devant les portes du palais. Nous avons bien sur pris soin de préparer les biens qui vous seront nécessaires pour ce voyage."
Les deux compagnons s'inclinèrent puis Andariel quitta l'auberge d'un pas décidé.
-"Hâtons nous maître nain, notre temps est précieux."
Une fois leurs repas terminés, ils quittèrent l'auberge non sans attirés l'attention des elfes présents dans l'établissement. Ils arrivèrent près du palais où comme prévu Andariel les attendait. Leurs chevaux étaient déjà attelés, prêts à etre montés et chargés de leurs affaires.
-"Mettons nous en route, un long voyage nous attend et le soleil est déjà haut dans le ciel. Notre départ ne doit pas attirer l'attention, pressons je vous prie."
Andariel leur fît signe de la suivre. Ils passèrent devant le palais puis empruntèrent une ruelle minuscule. Ils arrivèrent face à face au mur de la cité, et après que la jeune elfe aie prononcé quelques paroles elfiques, une porte dérobée s'ouvrit, faisait apparaître une corniche très étroite sur laquelle durent s'engager les trois cavaliers. La beauté des payasages sur lesquels Hiimoran s'était attardé la veille semblait désormais bien lointaine. Les roches s'étendaient à perte de vue, ne laissant paraître aucune verdure, pas même une brindille. La fraîcheur du vent faisait rougir les joues de Mécayar, à tel point que jamais on aurait pu croire que Tùlobor n'était qu'à quelques instants de marche. Ils chevauchèrent sans s'arrêter, ne disant mots, trop occupés à lutter contre le froid et à progresser dans la neige qui avait engloutie le chemin en quelques instants. La nuit commençait à tomber lorsqu'Andariel pénétra dans une grotte qui paraissait être à vue d'oeil un abri de fortune.
-" Quelle froid s'écria Mécayar! Moi qui pensait en avoir l'habitude, me voilà pris au dépourvu. Une chance que vous ayez trouvé cet abri dame Andariel.
-Mais ce n'est pas un abri seigneur nain, ceci est belle et bien notre route. Il est vrai que cette grotte est très étroite, mais on ne peut trouver chemin plus court, rétorqua t-elle avec un léger sourire.
-Je vais faire du feu, il semble qu'il y ai du bois sec dans cette grotte, sans doutes des arbres qui n'ont pas supporté le froid, dit Hiimoran qui s'attelait déjà à la tâche."
Alors que le calme régnait dans la grotte, Hiimoran entendit deux flèches siffler juste à coté de ses oreilles, et découvrît à l'entrée de la grotte le corps de trois lapins.
-"En voilà qui n'ont pas échappé à vos yeux d'elfe! s'écria Mécayar non content de ne pas avoir à manger ce qui ressemblait fortement à des racines. Une flèche pour deux lapins, vous me voyez impressionné!"
Andariel lui sourit gentiment, puis ota les flèches du corps des trois dépouilles.
"-Nous ferons des rondes pour cette nuit, je prendrai la première et Mécayar la deuxième, dit enfin Hiimoran qui n'avait jusque là prononcer le moindre mot.
-Vous raccourcirez vos rondes seigneur, je prendrai la troisième, rétorqua Andariel avec dédain."
Après avoir fait un festin digne de la cour du roi, Mécayar et Andariel s'endormirent tandis qu'Hiimoran pris son tour de garde, comme convenu.